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Jeudi 2 juillet 2009
Dix ans. Dix ans que je vends du vin en tant que caviste, négociant ou sommelier. Dix ans que je déguste, sélectionne, conseil et promotionne. Dix ans que j'observe les différents métiers du vin. Et finalement, celui qui me passionne le plus c'est le métier de sommelier. Avec du recul, on observe que l'action de vente dans la restauration se segmente vis à vis du type d'activité. Sous l'influence d'une politique hygiéniste, de différentes législations successives, tél la décision de conserver la TVA à 19.6% pour les vins et spiritueux, des fossés se creusent.

Un restaurant doit aujourd'hui agir avec inventivité afin de conserver un minimum de vente. Le service au verre est à mes yeux la meilleure arme. On peut déplorer la médiocrité quasi générale de l'offre actuelle : qualitativement, on retrouve souvent de piètres crus proposés au verre afin de maximiser les marges réalisées et de minimiser les pertes; quantitativement, l'offre se limite essentiellement à un verre de vin par couleur. L'exemple à suivre me semble être celui de Richard Bernard, meilleur sommelier de France 1997, exerçant au St James à Bouliac. Des choix bluffant, un service ultra-qualitatif, proposant également des forfaits d'accords mets et vin sur les différents menus. Et de l'audace, étant donné la situation du restaurant, au milieu du vignoble bordelais. Evidemment, tous les restaurants n'ont pas un chef comme M. Portos en cuisine ou une clientèle d'un établissement comme celui-ci. Mais toute relativité faite, je reste persuadé que tout restaurateur peut proposer au moins deux verres différents en rouge comme en blanc. On peut imaginer facilement qu'un client qui déboursait hier 30, 50 ou 80 € dans une bouteille peut tout à fait se réjouir de payer seulement 3, 5 ou 8 € un verre de vin afin d'accompagner un plat ou son repas.

Un bar à vin doit naturellement proposer plus de références mais possédant moins de choix qu'une carte des vins d'un grand restaurant, il doit jouer sur la rotation des vins proposés. D'autant plus que la fréquence de visite de la clientèle de comptoir est plus importante que celle d'un restaurant.

Mais les restaurants et bar à vin observent l'ovni : le restaurant d'hôtel. Le client déguste là où il va pouvoir se reposer. J'observe personnellement que dans ce cas la vente de bouteille de 75 cl (et de 50cl) souffre peu. Le client se réjouis de "pouvoir enfin en profiter". Cette phrase, je l'entends au minimum une fois par jour. Professionnellement, on se régale : vente à la bouteille, au verre, vente additionnelle d'apéritifs, de digestifs et autre vin de dessert. Le sommelier travaille alors dans le but d'assouvir un plaisir. Le plaisir de son client.
Je ressens souvent de la part de la personne assise à notre table, ce besoin individuel, sensoriel et parfois charnel.

Toutefois, ce travail est réalisé dans un cadre moral, où l'on observe quasiment aucune déviance grave et/ou dangereuse. Ce cadre est essentiel. Le cadre social, naturellement, mais également la mis en valeur du produit. Le sommelier ou le restaurateur doit soigner la présentation, s'intéresser à la qualité du verre, la température de service, la nécessité ou non de faire respirer le produit en dehors de son flacon, en résumé : respecter le produit.
Bref, ce cadre moral nécessaire à la dégustation de vins et spiritueux aide l'individu à réguler sa consommation, en appréciant peu mais bien par exemple. Or depuis une dizaine d'année, le lobbying hygiéniste français place un bandeau sur les yeux du consommateur. Sans ce cadre moral, l'individu se retrouve seul face à ce plaisir simple. Les limites ne sont plus clairement posées.

La qualité de la consommation hors cadre peut tout à fait être égale à celle d'un restaurant ou d'un bar, mais la quantité consommée est alors uniquement régulée par le consommateur final. Et les méthodes de responsabilisation de l'individu via les "femmes enceintes barrées" ou les mentions et recommandations sont totalement inefficaces. Un publicitaire m'avait expliqué que "ce qui se voit tout le temps ne se voit plus". Qui fait encore attention à ce qu'il y a inscrit sur les paquets de cigarettes ? Le fameux "Fumer tue" permet simplement aujourd'hui de savoir de quel pays vient le paquet de cigarette...


Actuellement, les législateurs, appuyés par un fort lobbying, font tout pour limiter la consommation dans un cadre conventionnel comme celui d'un restaurant ou d'un bar. Mais les barrières posées par les politiques et hygiénistes entrainent les individus à isoler leur consommation.
Le danger est là.

Nb : hormis les vins et spiritueux, deux produits voient leur TVA se maintenir à 19.6%. Il y a le caviar et ... le chocolat au lait... y aurait-il également, lobbying en France contre le chocolat au lait ? Mystère...
Par Damien - Publié dans : Etats d'âmes
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Samedi 23 mai 2009
Celui ou celle qui a la chance de gérer sa propre cave ou la cave d'un restaurant comprendra cette étrange sensation de servir la dernière bouteille...

Le casier était encore bien rempli il y a quelques mois. D'abord un peu réticentes, mes papilles connaissaient très bien ce vin, mais le millésime en question poussait à l'interrogation. Encore bon ? Puis un client pointe le doigt sur la ligne de la carte des vins. Que faire ? Lui déconseiller pour une raison quelconque pour la simple et bonne raison que vous n'avez jamais dégusté ce millésime qui vous semble douteux ? On préfère alors profiter de l'aubaine pour ouvrir le mystérieux flacon et enfin savoir. Est-ce que le vin a tenu le coup ? Un proche du vigneron en question m'avait mis sur mes gardes, vis à vis d'une prise de risque lors de la vinification sur ce millésime. Tant pis. J'ouvre. On verra bien...

Le verre se présente au nez, les yeux se ferment, un mélange d'angoisse et d'impatience... Le nez est superbe. Rassuré, la première gorgée coule le long de la langue et on ne peut empêcher un sourire naissant... Le vin présenté, proposé et servi, on descend à la cave faire l'inventaire. Neuf bouteilles. En parfait état. Pas de coulure. Nikel.

En plus j'ai deux millésimes plus récents sur la même cuvée à proposer. De quoi voir venir. Mais le client a un don. Il ressent ce que le sommelier souhaite garder pour lui ou du moins faire déguster à qui il veut. Et les ventes s'accélerent. La semaine dernière, j'avais vu qu'il en restait peu, mais voilà, ce qui devait arriver, arriva. La vente de trop. On descend à la cave en plein service, on se remémore le numéro de casier, et on s'aperçoit qu'il n'y a plus qu'un seul col. On ne peut plus remonter pour vendre un autre millésime ou un autre cru, c'est trop tard. On enrage parce qu'on aurait du s'en apercevoir avant, on aurait du dire au client "je vous conseille plus ce millésime étant donné que..." et sauver la dernière bouteille. Mais là c'est trop tard.

Est-ce que le client va être digne de cette dernière dégustation? Va-t-il l'apprécier ? Pas de chance, il l'adore. Un vin dans sa plénitude, qui donne l'impression d'être indestructible. De la race, du gibier, sanguin, profond. Avec cette petite pointe acidulée bien spécifique à ce cru. Un pur bonheur.

Je n'aurais sans doute jamais la chance de déguster à nouveau la cuvée Haitza 2000 du Domaine Arretxea en Irouleguy. Et c'est bien dommage.

Pour conclure, petit message privé à qui veut bien le comprendre :
Le despotisme est une forme de gouvernement où l'autorité est confiée à un individu qui règne avec un pouvoir politique absolu, et de manière abusive au regard des lois. Dans sa forme classique, un despotisme est un état où un homme unique, appelé un despote, retient tout le pouvoir, et toute autre personne est considérée comme son esclave





Par Damien - Publié dans : Etats d'âmes
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Mardi 19 mai 2009
Je suis à la recherche d'une méthode traditionnelle (une méthode champenoise, en français dans le texte) provenant du vignoble bergeracois. Cette recherche est très très urgente ! Il faudra un producteur possédant un minimum de volume (au moins 1800 cols disponible immédiatement).
Merci de me contacter par mail le plus rapidement possible.
Par Damien - Publié dans : Sud Ouest
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Samedi 2 mai 2009
Une nouvelle fois, ce blog a été abandonné pendant plus d'un mois... Toutes nos excuses, mais ce début d'année a été plus qu'intense !

Je vous conseille de lire ceci, à propos du concours Ragueneau.

Je vous prépare un compte rendu sur l'appellation Pécharmant. Nous venons de finir la dégustation de tout ce qui se produit sur ce terroir magnifique... mais les conclusions ne plairont pas à tout le monde, je pense...

En tous cas, mon carnet de dégustation déborde, beaucoup de chose à partager, de belles émotions, de jolies rencontres, notamment à la dégustation "Anthocianes" organisée au Château Vieux Taillefer à St Emilion (ne pas confondre avec Vieux Cht Taillefer à Pomerol) récemment acheté par M. et Mme Cohen. Un lieu magique, sur les rives de la Dordogne, une propriété prometeuse aux vues des derniers millésimes dégustés.

A très bientôt...
Par Damien - Publié dans : Etats d'âmes
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Mercredi 4 mars 2009
Vous en avez surement entendu parler, une proposition de loi est en cours, une nouvelle fois autour du vin et des alcools. Au départ, c'est une vaine tentative afin de limiter la consommation lors des "happy hours" ou autre "open-bar"... A l'arrivé, beaucoup de choses sont en jeu. La dégustation, dans les domaines, dans les caves, dans les foires... Le lobby higiéniste frappe de nouveau. On mélange tout, une nouvelle fois.

Vouloir empécher ces multinationales de promouvoir leur vodka ou autre pastis à cette jeunesse qui s'enflamme... vouloir freiner à tout prix cette consommation d'alcool "hors domicile" est une hérésie. Et surtout une nouvelle façon de foncer droit dans le mur.

Imaginons une seconde que toutes ces lois provoquent ce qu'elles recherchent : une disparition quasi totale de la consommation d'alcool dans les bars, les restaurants ou tout autre lieu. Que se passera-t-il ? Le consommateur lambda consommera à domicile, sans aucune barrière, puisqu'il sera seul, face à son flacon. Rien ne l'empéchera de s'arréter. Le patron, le camarade de contoir, l'ami, le frère, le cousin ne sera pas là pour freiner. Le cadre social n'existera plus. Mais tout le monde s'en fiche puisque le consommateur lambda sera chez lui, ne prendra pas la voiture, etc...



Répression, répression, quand tu nous tiens... toute répression sans accompagnement d'éducation ne sert pas à grand chose, elle est efficace tant qu'elle fait peur. Mais après ? Depuis deux ans, je ne peux plus intervenir dans les lycées pour la semaine du goût (je faisais des petits jeux autour des arômes, des saveurs), pourtant tant de questions pertinentes de la part des lycéens, et on se rendait compte à ce moment là de la méconnaissance totale des jeunes sur ce qu'ils boivent... et que de question sur la filière viticole !!!

Enfin je tombe aujourd'hui sur un article dans Sud Ouest ( 6 mars 09) intitulé "Alcool trop fort, Une étude qui vient de sortir le prouve : des films et des pubs où l'alcool coule à flots incitent à boire"...J'espère au moins que ce genre d'étude est financé par le lobby higiéniste et non par les deniers publics... Je rappelle à ces "chercheurs" que j'ai analysé sans avoir fait d'étude qu'une émission sportive donne envie de faire du sport, qu'une diffusion d'un tournoi de poker donne envie de faire du poker et qu'un film X donne envie de .... et je n'ai pas fait d'étude !
Par antoine et damien - Publié dans : Etats d'âmes
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Vendredi 27 février 2009
Comme d'habitude, nos professions ne nous donnent pas autant de temps libre que nous le désirons afin de faire vivre ce blog...mais c'est ainsi... dans un sens, je préfère ça, en ces temps si "critique"...

Petit compte rendu des dernières dégustations :

Visite
et repas avec Monsieur, Madame et Mademoiselle de Conti à Ribagnac. C'est toujours un plaisir de partager un moment avec cette famille.

Gloire de mon père 2007 Côte de Bergerac (en cours d'élevage) : 50% merlot, 40% CS, 10% malbec, Nez fermé, élevage discret, attaque franche, ensemble tendre et soyeux, richesse toute en retenu. Quel virage dans le style de cette cuvée ! Longueur sur le fruit très intense
, cerise et cassis. Astringence tout en retenu. Remarquable !



Moulin des Dames 2007 Côte de Bergerac (en cours d'élevage en fût) : 45% M, 35%CS, 15%CF, 5% malbec. Nez fermé, légèrement cendré. Attaque fraiche, très soyeuse, fruit griotté, ensemble cendré, élevage parfaitement maîtrisé, matière profonde et remarquable.

Mou
lin des Dames 2007 (en cours d'élevage en cuve, destiné à la création de la Conti-ne périgourdine rouge) : Nez épineux sur le cabernet. Matière en bouche plus riche et plus puissante sur la cerise noire, tanicité également plus présente. Ensemble impressionnant mais déjà bien équilibré. Finale plus intense, un fruit remarquable.

Moulin des Dames 2007 (en cours d'élevage en fûts, sans soufre, destiné à la création de la Conti-ne périgourdine sans soufre) : Nez réduit sur la croute de fromage, la fourrure (oui, je sais, c'est bizarre), attaque très fraiche, concentré, fermé, mais quelle mache, quelle matière !!! Tanicité soyeuse, fine et douce, un grain remarquable. Finale tout en fraicheur, sur l'épice, le cuir et l'épice douce. Du bonheur mais il faudra du temps, beaucoup de temps...

Trop en retard pour déguster les blancs, donc nous passons à table.

Dornfel
der Rotwein 2005 Langenlonsheimer Steinchen, Weinbau Peter Peitz. Servi à l'aveugle (ben tiens...). Nez légèrement épicé, cuiré. Joli matière. Je reste sur le Sud ouest. Raté, c'est un vin rouge allemand. Peter Peitz a passé quelques temps chez Luc. Il réussit un vin plein, un style que je n'avais jamais vu dans des vins allemands.

Domaine du Cros, Lo Sang del Païs 2007 Marcillac. Le vin paysan dans toute sa noblesse. Du fruit, légèrement épicé. Pas casse tête, pur. Mon papy Marcel aurait adoré. J'aime aussi.

Domaine Arretxea, Haïtza 2006 Irouleguy. Nez assagi, ensemble gourmand, légèrement cuiré, fruité très fin sur la réglisse. Cette cuvée est devenue superbe. Il me reste encore du 2000, surprenant de tenu, et quelques 2003 mystérieux.

Anthologia 2007 Bergerac sec. Mesdames et Messieurs, asseyez vous, voilà le plus beau vin blanc sec jamais réalisé à Bergerac. Evidemment, en affirmant ça, plein de Don Quichotte en guenilles vont me tomber dessus, mais tant pis. Jamais je n'ai trouvé un vin avec tant de matière, de profondeur, de justesse issu des vignes de ma région natale. Un monstre de fruit et de puissance. Je l'avais dégusté la première fois le soir de la remise du prix Ragueneau (dont nous sommes, Patricia et moi, les lauréats, rappelons-le... ; ) ), la première fois, donc, je pensais me servir du 2005, ne connaissant pas l'existence du 2007. Je suis resté scotché au verre. La Tour des Gendres a lâché une bombe. Accrochez vous.

Dégustation au cours de ce mois :

Chablis 1er cru Beauroy de Geoffroy. Attaque fraiche, tendu, bouche onctueuse sans profondeur démoniaque mais plaisant.

"Malbec +" 2005 Bordeaux de Jérémie Lurton. Violet intense, nez sur le cassis, la cerise, la réglisse. Attaque en finesse, bouche souple, bel équilibre. Finale soyeuse avec toutes les particularités du malbec. La puissance se montre tout en retenu avec quelques notes cendrées. Original.

Domaine des Rochelles 2006 Anjou village Brissac. M Lebreton. Nez variétal, léger cuir, attaque discrete, bouche volumineuse et séveuse, cuir marqué, légère amertume (du cabernet) en fin de bouche. Sympathique.

Sancerre blanc 2006 et Puilly fumé 2006 de Tinel Blondelet.

Château La Reyne Cuvée Elio 2006 VDP du Lot. Chardonnay viognier. Joli grain et belle fraicheur. Dans les meilleurs blancs dégustés dans le Lot.

Château Cluzeau 2006 Bergerac blanc. Nez sur la clémentine, bouche grasse et complexe. On retrouve l'agrume bien frais, finale légèrement variétal.

Château Cluzeau, l'Envol 2006 Bergerac sec. Plus de matière que la cuvée précédente. A revoir.

Claux Delorme 2006 Valençay. Du gamay et du pinot. Vin produit par M. Minchin de Menetou Salon. Ma découverte du mois. J'adore. Du gamay pur, entier, bien présent en bouche. Fluide en bouche, idéal pour cet été ou pour les moments où on n'a pas envie de se prendre une tonne de tanin en bouche.

Domaine Saint André de Figuière Réserve 2006 Côtes de Provence rouge. Mourvèdre et Syrah. Nez sur le cuir, la réglisse, la badiane. Attaque fraiche, gourmande, légèrement acidulé, bouche ample, finale superbe, cendrée, bien équilibré. L'élevage est bien maitrisé, sans exubérance. A patienter au moins une année, mais déjà plaisant.

Château LaVerrerie 2004 Grand Deffand, Côte du Lubéron. Nez confit et grillé, évoluant sur la griotte et la mûre, légèrement vanillé. Attaque suave, bouche bien équilibré et gourmande, puissante, épice douce, l'élevage est discret face à la puissance du fruit. Longueur moyenne mais plaisante.

A venir les dégustations primeurs... est-ce vraiment utile ? Je pense que non. Mais on sert quelques pinces, et parfois il y a de bonnes choses à manger...  ; )))

Demain, repas chez M. Portos au Saint James à Bouliac... yummi comme disent les autres...

Par Damien
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Mardi 3 février 2009

Début décembre, un questionnaire m'avait été envoyé par mail par  Youwineblog.

L'interview est à lire ICI.

A vous de le lire et surtout de nous donner vos états d'âmes... La critique est toujours constructive!!!
Par antoine - Publié dans : Etats d'âmes
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Vendredi 30 janvier 2009
Petite pause déjeuner chez Pascal Borrell, La Maison du Terroir à Maury, arrivée un peu tardive, nous choisissons rapidement le menu déjeuner accompagné d'un verre de vin. Cadre moderne, personnel discret.



Tout commence avec une brandade au piment d'espelette...









...vient ensuite un oeuf mollet sur son carpaccio de Saint Jacques truffé...











...bouillabaisse de rouget, pomme vapeur et sa rouille...






...et en dessert, vous avez le choix entre une feuillantine (ci-contre) et un sabayon pistache et agrumes et son biscuit chocolat (ci-dessous).





Un verre de vin est proposé avec le menu, j'ai demandé le vin le plus vif possible, étant donné que les vins blancs du roussillon ne sont pas mon fort. Le sommelier m'a proposé un Mas Camps, simple, vif et plein de fraicheur. Mais qui ne m'a toujours pas fait changer d'avis...

Je regrette tout de même de ne pas être arrivé plus tôt afin de profiter des menus à 45 et 65 euros qui me semblaient très intéressant. La prochaine fois sans doute.

En résumé, une cuisine soignée, simple et pleine d'idée (le dessert notamment, des fruits, du chocolat et un bon sabayon, rien de compliqué, mais un bel ensemble). Petit bémol, histoire de chercher la petite bête, la fleur de sel sur le carpaccio de saint jacques couvrait l'arôme de la truffe et j'aurais apprécié une rouille un peu plus puissante... Le rapport qualité prix est réellement intéressant. La carte des vins est dédiée à Maury et aux Côtes du Roussillon avec la quasi totalité des vins proposée au verre. Bravo.
Par Damien - Publié dans : Etats d'âmes
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Jeudi 29 janvier 2009
Sachant que je ne pouvais me rendre au salon des Vins de la Loire cette année, je me suis vengé en m'enfuyant dans la seule région où il fait beau en Janvier... le Roussillon.
Je n'y avais jamais mis les pieds, tout juste traversé il y a quelques années pour aller dans le Pénédes. Il a fallu faire des choix avant de partir et voici donc, en quelques épisodes nos  pérégrinations...

Bienvenue à MAullywood

Première étape à Maury et visite de Mas Amiel.
C'est la superstructure, tout y est grand, voir démesuré. Plus de 150 hectares, de nombreux  vins à découvrir. Les plus grands et les plus forts commercialement ne sont pas forcément les plus appréciés dans le monde du vin et le reste de notre voyage nous l'a bien confirmé. Mais il faut avouer que l'outil de production est impressionnant. Son histoire aussi. Ces deux lettres, ornant chaque bouteille, qui sont la marque, l'emblème, bref le signe de reconnaissance, ne sont pas issues de la tête d'un marketeur comtemporain mais de Charles Dupuy, il y a plus de 40 ans. Et ce genre de détail, j'appelle ça être visionnaire. On nous l'a avoué, de nombreux visiteurs ne viennent pas déguster du Maury mais du Mas Amiel... un peu comme chez Tariquet, beaucoup connaisse la marque mais combien connaisse l'appellation ?


On trouve des bulles, des vins tranquilles et des mutés.Sincèrement, je ne m'étendrais pas sur la gamme des vins tranquilles, je n'étais pas venu pour ça. Je retiens tout de même la cuvée Notre Terre 2006, 50% Grenache le reste en Syrah et Carignan, vinif en cuve béton tronconite et petit passage en fût lors de l'élevage. Un nez sur la cerise kirshée, légèrement réglissé, un ensemble riche avec une belle fraicheur, l'équilibre est juste avec un élevage peu marqué. Une fianle cendrée. Et la cuvée Carérades 2006, issu de grenache syrah et carignan, un tiers chacun, 18 mois d'élevage, un nez puissant et marqué par son élevage, attaque net et un volume encore serré, griotté plaisant, une légère réduction à l'ouverture du flacon.


Certaines cuvées de vins mutés sont à retenir. Tout d'abord le Maury blanc, vintage 2007, 100% grenache gris, équilibre parfait, et quelle fraicheur ! Sur la pèche blanche, le noyau de cerise... à servir sur un dessert acidulé ou marqué par l'agrume. Sur les trois cuvées de mutés sur grain rouge, Vintage 2007, vintage Reserve 2005 et Vintage 2005 charles Dupuy, je retiendrais la 2ème. 12 mois d'élevage, un maury marqué par la cerise confite, un boisé élégant et une finale plaisante. Le 15 ans d'âge m'a charmé, avec son nez classique de rancio et de noix fraiche, on trouve en bouche le tabac frais, un cerisé très kirshé. Agréable. Dégustation enfin des trois millésimé mis en bouteille en 2007, le 1990, 1980 et 1969. Le premier sur la noix verte, le second plus profond et complexe, possédant une palette de fruit impressionnante.


Les cuves bétons tronconites.



Les cuves inox en tronconite inversé, destinées aux mutés sur grain (un chapeau plus vaste pour une meilleur macération...)


Et les fameuses Marie-Jeanne...vides...

La suite du voyage dans les prochains posts...

J'allais oublier : dégusté ce midi ma dernière bouteille de Carminé 2003 du Chateau La Colline. Un bergerac rouge magnifique, avec un élevage parfaitement maitrisé. Le millésime solaire n'apparait quasiment pas, l'ensemble est encore frais, tendre et soyeux. En espérant que le vigneron, Charles Martin (comme son nom ne l'indique pas, il est gallois), répetera cette qualité de vin sur ce type de cuvée.

Par Damien - Publié dans : Languedoc Roussillon
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Lundi 26 janvier 2009
Il est rare que je réagisse à un fait politique, mais là faut pas pousser...

"C'est bien, on a retenu les leçons de la tempète de 1999." Nicolas Sarkozy le 24 janvier 2009.

Franchement, ça me fait vraiment mal au derrière d'entendre ce genre de stupidité. "Leçons retenues" ??? Aucune ligne d'électricité n'a été enterrée depuis dix ans et après le coup de vent d'avant hier, une grand partie du canton vit sans eau ni électricité. Nous avons un peu plus de chance, étant donné que mon logement se situe juste à côté d'un établissement hospitalier, donc nous avons été réalimenté très rapidement. Et si vous discutez avec les agriculteurs du coin, ils vous diront que rien n'a été fait dans les fôrets suite aux vents de 99. Alors quid de nos fôrets dans les mois à venir ?

"Leçons retenues" ??? Mais comment peut on réagir à ça, seulement 12 heures après la tempète ? On saura si les leçons ont été retenu au mieux dans deux ou trois ans si tous les sinistrés auront été dédommagés, si nos bois seront nettoyés et replantés, si les réseaux électriques commenceront a être enterré.

A part ça, cela fait plaisir de voir les collones de gros véhicules EDF venir d'autre région pour aider notre chaleureux sud ouest... Bon courage à eux.
Par antoine et damien - Publié dans : Etats d'âmes
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