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Mardi 28 octobre 2008
L'article de Siné Hebdo du Mercredi 22 Octobre 2008 :

" Ne traitez surtout pas un amateur de vins d'"œnologue" : il vous cassera la gueule ! C'est la pire insulte qu'on puisse lui faire.
Bien qu'ils soient nouveaux venus dans les vignobles, les œnologues ont pris le pouvoir en une génération seulement. Comme les chimistes-industriels sont en train de ruiner la vraie cuisine gastronomique, les œnologues ont déjà détruit toutes les traditions viticoles peaufinées par deux mille ans d'usages loyaux et constants. L'œnologue est l'avatar de l'industrie chimique. Il est à la vinification ce que les désherbants, pesticides et insecticides sont à la culture de la vigne. C'est lui qui levure, sucre, tanise, acidifie, colore, aromatise, pasteurise, stérilise, filtre, barrique, etc...
J'arrête l'énumération, il faudrait tout un SinéHebdo...voilà pourquoi vous ne trouvez que des vins formatés, hygiéniques, admnistrativement propres, qui se ressemblent tous d'où qu'ils proviennent.
Les œnologues conseillent les fabricants de vins, et les buveurs paient les pots cassés à coups de migraines, de crises de foies, d'asthmes, etc. Alors qu'ils sont censés être infirmiers du vin, pourquoi nous empoisonnent-ils ?
A cause de la mondialisation ! Les capitalistes - libéraux - mondiaux dictent et modèlent le commerce du vin. Ils veulent des vins gonflés, simples, stables et aseptisés qui ne déconcertent pas leurs palais de puceaux du goût et, surtout, qui sont duplicables par eux-même, partout dans le monde. Le suivisme, la bêtise et la fainéantise des paysans français ont fait le reste.
Si, comme le rêvent tous les oenophiles, on faisait disparaitre tous les œnologues pendant une année de vinification, on retrouverait comme autrefois des vins piqués, soit, mais aussi de vrais bons vins qui ressemblent à leur terroir d'origine.
Il faut interdire aux enfants de vignerons de faire des études d'œnologie ! Un qui n'en a jamais eu besoin, avec sa science de druide gaulois, c'est Pierre Overnoy, le vieux prophète sur sa montagne de Pupillin."

Piquet-Boison

ouf...

Soit c'est un "journaliste" qui a tenté de rédiger les propos d'un vigneron frustré finissant son quinzième verre de fine à la fin d'une journée de remontage, soit c'est simplement un ramassis de bêtises d'une personne qui ne connait rien du monde du vin et qui veut taper sur tout ce qui bouge afin de faire marrer je ne sais qui. Personnellement ça ne me fait pas rire, mais alors pas du tout. Je trouve même grave qu'on laisse écrire des stupidités pareils.
Et dire que j'ai perdu vingt minutes à recopier ce texte... mais c'était dans l'idée de vous faire partager mon coup de grisou du matin.


J'ai déjà rencontrer des vignerons dénonçant le style de vin produit par tel ou tel œnologue, mais dénoncer de cette manière une profession toute entière et accuser de formatage d'esprit, l'ensemble de la filière de formation des métiers du vin, ça m'indigne profondemment.
Pour me remonter le moral, j'ai bu ce midi un Chemin d'Orient 2005, en Pécharmant, produit par Régis Landade, oenologue respectable...


  Pour finir, la "fainéantise de paysan français" de ma famille vous emmerde, Monsieur Piquet-Boisson.


Damien AUTHIER
Par antoine et damien - Publié dans : Etats d'âmes
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Mercredi 22 octobre 2008
Dégusté ce soir après un champagne Deutz toujours aussi fin et plaisant, un Château Tirecul Lagravière 2003 en Monbazillac, qui garde une fraicheur impressionante pour le millésime, joliment confit, d'un équilibre parfait. Un vin qui aura une très longue vie. Ensuite, le Bordeaux blanc du Château Monbousquet 2000, que je n'avais pas du tout apprécié en 2004, il a pris une couleur incroyable, très proche du monbazillac servi précedemment, jaune intense et brillant, un nez encore floral où l'élevage se fait beaucoup plus discret qu'auparavant. Cela se confirme en bouche avec une charmante note noisée. A boire dans rapidement tout de même. Un Château Soutard 1999 en St Emilion GCC, tout en élégance, nez discret sur l'épice et l'humus, une attaque à la bourguignone suivi d'une rondeur et d'un volume impressionant en bouche. Il en a encore sous la pédale, au moins trois ou quatre ans.
C'est tout pour ce soir...
Par antoine et damien - Publié dans : Etats d'âmes
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Mardi 21 octobre 2008
Vu hier soir l'émission Complément d'enquète sur France 2, un reportage autour de la voiture électrique notamment. Affligent... savoir qu'on a la capacité aujourd'hui de faire rouler des véhicules de carrosserie classique avec des batterie au lithium pour un euro d'électricité au 100 km et qu'aucun constructeur ne se lance, ça me fait rugir.
Je ne sais pas si c'est la peur de mettre au chomage des centaines de garagiste classique ou de mettre sur la paille le groupe Total, mais franchement on marche sur la tête... bien que Total et BP se disputent chaque nouveau brevet sur l'énergie solaire, si ça c'est pas un signe...

Il y avait également un garage bordelais qui recycle des voitures électrique d'EDF et de La Poste en voiture "pour tout le monde" mais je n'ai pas réussi à obtenir quelques informations afin de les contacter... si vous avez des infos, merci de me les communiquer.

Dégusté ce soir, une cuvée Joséphine 1990 de Joseph Perrier, légèrement sur le rancio et l'oxydatif, peut-être un peu trop et c'est bien dommage parce qu'il y avait du vin...ensuite un Puligny de Boillot, pour ne pas perdre la main, un Riesling 2004 surprenant de Georg Breuer, vigneron allemand de Rheingau, la vivacité s'est homogénéisée avec l'ouverture, l'élevage est encore un peu marqué, un très joli vin en tout cas; un Rauzan Segla 1999 (Margaux) qui m'a semblé légèrement essoufflé par rapport à la dernière bouteille bu il y a deux ans; peut-être dû à un bouchon très limite. Et pour finir un Bessard 1999 de Delas en Hermitage, disons ... énigmatique ! A l'ouverture un vin fermé, serré. Donc carafage. Vingt minute plus tard, une bombe. Un nez puissant et harmonieux, très "sanguin", sur le gibier, une attaque franche et fraîche, une bouche onctueuse, cendre, épice noire et une finale d'un réglissé et d'une longueur incroyable. Jusque là tout va bien. On ne finit pas la carafe. On passe à un Maury de Mas Amiel pour finir (10 ans d'âge) correct. Et puis l'envie me prend de finir le dernier demi-verre de la carafe d'Hermitage. Le nez n'a pas bougé, la bouche est correct mais fini la longueur interminable sur la réglisse ! Plus rien. Voir même une légère réduction (alors que le vin s'est oxygéné...). Bon là je reste perplexe. Ce n'est pas le Maury qui m'a bousillé la bouche, l'ayant rincé abondamment avec une célébre eau auvergnate (je ne vais quand même pas faire de la pub pour de l'eau...). Une énigme pour moi.

J'allais oublier la magnifique brève de comptoir entendu hier après midi : "en ce moment, mieux vaut avoir des bourses en action que des actions en bourse". Voilà, ça c'est fait...
Par antoine et damien - Publié dans : Etats d'âmes
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Jeudi 16 octobre 2008
Je n'ai pas réussi à regarder jusqu'à la fin le débat de ce soir dans l'émission de France 3 "Ce soir ou Jamais...".  C'était un non-débat. Entre, d'un côté, trois personnes militant, d'une manière ou d'une autre, contre une maladie, l'alcoolisme; et, de l'autre, trois passionnés de vin parlant d'un plaisir, d'une culture. Comment voulez vous débattre de quoi que ce soit avec un antagonisme pareil ???
Je reste persuadé qu'une personne, malade, qui se détruit à l'alcool, le ferait avec autre chose si le vin ou les spiritueux n'existaient pas (médicament, cocaïne, les exemples ne manquent pas). Donc mettre face à face le rédac chef de la RVF et la présidente d'honneur des alcoolique anonymes, ça n'a pas de sens. Je ne veux pas faire de comparaison ou de métaphore maladroite, donc j'ai préféré éteindre ma télé et aller faire un tour sur LPV

(Sans transition possible)...Dégusté ce soir un Puligny Montrachet 2006 de Boillot, toujours trop jeune, encore trop marqué par l'élevage, mais ceci étant, quel vin ! J'ai également ouvert ma dernière bouteille de Clos Rougeard 2004, il va falloir vite en racheter...je suis au stade de la découverte des vins de ce domaine, n'ayant toujours pas mis le nez dans la cuvée Le Bourg et dans le blanc. Mais je suis déjà impressionné par le fruit, l'élégance, la justesse et la beauté de cette cuvée. Vivement les vacances...La Loire m'appelle.

Si vous ne connaissez pas encore, découvrez les photos de Vincent Dancer, ces images me détendent, surtout quand je n'ai pas le temps d'aller me balader dans les vignes... A lire également un article sur ce blog autour de ces étiquettes qui évoluent. Intéressant. Et il y a ce bar...je l'avais remarqué dans une superbe photo du magazine Art et décoration, je l'avais même découpée...elle orne mon frigo dorénavant... et je retrouve ce même bar en photo dans ce site, il s'agirait d'une maison d'hôte près d'Orange...


J'aime l'ambiance de la déco, cette recherche du vieille objet...c'est dommage, on voit mal sur ce clichet le comptoir, tout en bois, magnifique (je reproduis cette photo sans aucune autorisation de Vincent Dancer, tant pis...). Si quelqu'un reconnait cette maison d'hôte, merci de me donner les coordonnés. On va mettre un magnum en jeu...
Par antoine et damien
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Samedi 11 octobre 2008
Commençons par les dernières dégustations :

Domaine L'Oratoire St Martin - Haut Coustias - Cairanne Blanc 2003

Robe d'un doré soutenu, limpide, premier nez légèrement oxydatif, entre l'amande et la noisette, le nez prend vraiment de l'amplitude avec une température de service supérieur à 10°c. Ensuite il devient très puissant, l'oxydatif est toujours présent avec un côté pomme-poire. Attaque en bouche onctueuse, intense, la matière est surprenante, confite, amande grillée, suivi d'une longueur remarquable, le vin est gras mais pas écoeurant, l'équilibre est toujours net malgré la légère oxydation du vin.
A boire dès à présent, ne pas trop attendre, au cas où l'oxydation ne prenne trop le dessus.

Dégusté le midi sur des ravioles de cèpes et un navarin d'agneau, accord agréable, puis le soir sur une crème brûlée de foie gras, un dos de St Pierre au potimarron et un un fromage aux noix. On approchait de la perfection avec le fromage...

Assemblage Marsanne/Roussanne (avec viognier ?), un vin remarquable, il me tarde de gouter au 2006...

Egalement dégusté, Meursault Sous la Velle 2005 de Remi Jobard, charmeur, élégant; à patienter au moins deux ans, Alsace 2007 Pinot gris des Frères Mittnacht, simple, efficace, pas casse tête, bien quoi. Cuvée Madame de Tirecul Lagravière 2001, époustouflant. Rien à dire.

En passant, jetez un coup d'oeil sur ce site, Alexandra Lux et deux amies tentent la traversée de l'Atlantique en paddleboard ( planche flottante entre le kayak et le surf, qui avance en ramant...sans rame), reviens nous entière ma petite Alex...

Je suis en phase d'exploration de l'accord vin blanc sec / foie gras. A lire .

Peu de champignons en ce moment. Espérons que les dernières pluies vont nous fleurir nos forêts. Les cèpes sont riquiquis, le reste est inexistant. Quelques girolles, trop rares pour un banquet...
Par antoine et damien
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Jeudi 18 septembre 2008

Petite dégustation du soir :

Condrieu 2006 Les terrasses du Palat de François Villard : un viognier classique sans exubérance, superbe finesse, un fruité traditionel sur la pèche et l'abricot, à patienter encore au moins deux ans.

Bergerac sec 2006 Grand Vin Les Verdots de david Fourtout : robe doré soutenu, nez floral, attaque puissante, franche, l'ensemble est très volumineux, la fraicheur en bouche est agréable, équilibrant l'ensemble, l'élevage est toujours présent sur la finale mais rien d'écoeurant.

Pécharmant 2003 Les Chemins d'Orient de Régis Lansade et Robert Saleon Terras : l'alliance de la concentration et de l'élégance. Il est très rare de trouver cette finesse en bergeracois tout en gardant la présence du terroir de Pécharmant.

St Emilion Grand cru 2001 Cht Monbousquet : le nez est marqué par l'élevage, la bouche est marqué par l'élevage, la carafe aussi, l'évier aussi... j'exagère certes un peu... mais quelle puissance ! ouf, la finale nous laisse toute la palette aromatique d'une belle barrique neuve. Que va devenir ce vin quand le boisé s'estompera ?

Cote Rotie 2005 Le Galet Blanc de François Villard : nez moyennement puissant, je reste encore réservé sur ce vin. Il ne se révèle pas ou très peu. Mais je deviens fan du style des vins de Villard, de la matière avec une élégance folle. D'une concentration moyenne, la bouche réglissée est enjoleuse, le vin n'est pas du tout marqué par l'élevage, à patienter bien sur au moins cinq belles années....et encore...

J'ai enfin reçu mes Clos Rougeard ainsi que mes Coteaux de noiré 2005 d'Alliet...va y avoir du sport...

Par antoine et damien
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Samedi 30 août 2008
La saison estivale a été aussi intense au pays basque que dans le Périgord, étant donné le nombre incalculable de post sur ce blog...nous sommes impardonables.

Le mois de juillet a commencé par la découverte de blanc sec bergeracois, dont j'avais franchement besoin pour ma carte des vins. Tout d'abord les classiques : Cuvée des Conti 2007, trop  jeune, le 2006 commençaità peine, en début d'année, à s'ouvrir ; Moulin des Dames 2005, ce n'est pas ma tasse de thé, mais je reviendrais sur ce sujet un peu plus bas; Grand vin et Le vin des Verdots 2004 et 2006, là aussi, du classqiue, mais Le Vin 2004 est étonnant avec ce léger aspect oxydatif variant selon les flacons et cette bouche mieleuse.

Les découvertes : Cht Le Payral Cuvée La petite fugue 2005, un des meilleurs rapport qualité prix du bergeracois, Le Clos des Terrasses 2006, mon coup de coeur de l'année, de la fraicheur, un fruité tout en élégance, un vin net vinifié par Nicolas Lamathe (souvenez vous de ce nom, vous le reverrez souvent...), Tirecul Lagravière, la réputation des liquoreux n'est plus à faire, mais les secs sont surprenant, avec cette acidité pincée, le 2002 n'a pas perdu un iota de fraicheur.

Les indémodables : La cuvée Mirabelle de La Jaubertie, L'Adagio des Eyssard et la Blanche de Bosredon de Bélingard...

Je reviens sur les denières dégustations de blancs : les millésimes 2004 et 2006 m'ont vraiment plu au contraire des 2005, souvent trop mur, voir sur-extrait. Certains ont des finales désagréables, autour des arômes de la rafle, et des degrés d'alcool empéchant des équilibres nécessaires à l'obtention de blanc digeste et frais. Je rappelle à nos amis vignerons bergeracois que nous ne sommes ni à Meursault ou en Puligny Montrachet... le boisé de certaines cuvées est abbérant et je ne parle même pas des degrés... bref tournons nous vers des millésimes ayant connus des étés pas trop caniculaires, on gagnera en plaisir.

A part ça, un Palmer et Malescot St Ex 1996 m'ont enchanté, après 90 minutes de carafe (tout de même). Les deux Margaux, d'attaque toute élégante et fine, dévellopent des finales incroyables de puissance et de richesse. Je prends toujours autant de plaisir à faire découvrir Les Grézeaux en Chinon 2004 de Bernard Baudry, un cabernet d'un équilibre remarquable, un vrai bonheur. François Villard a pris d'asault ma carte des vins : St Joseph rouge Mairlant 2005 dont les épices explosent après deux ou tois heures de carafe, Côte rotie Le Galet Blanc 2005, St Joseph blanc 2006 et un condrieu Les Terrasses du palat 2006 qui ne joue pas dans la musculature, d'une finesse remarquable avec ce noyau de pèche qui reste en bouche pour notre plaisir.

Promis, dans peu de temps, petit topo sur les rouges de Bergerac dans quelques jours...

Par damien - Publié dans : Sud Ouest
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Jeudi 12 juin 2008
où comment faire un jeu de mot à deux balles... en fait cela fait un moment que je voulais découvrir ce vigneron et ses vins, un homme avec un parcours assez atypique dans le monde du vin.

Visite mardi dernier du Clos le Joncal, propriété de Mr Roland Tatard, qui a eu la gentillesse de m'accorder quelques heures afin de découvrir ce domaine.

Un chai à la bergeracoise, sans luxe ni bling-bling, mais avec tout ce qu'il faut pour faire du bon boulot. Je vous renvoie à son site internet afin de découvrir l'histoire de ce personnage si particulier.

Dégustation des vins en cours d'élevage (tous en fût, les cépages seront assemblées dans un futur proche) :

Sauvignon blanc 2007 : nez encore discret mais aucune trace indésirable du traditionnel sauvignon bergeracois pas (ou trop) mur... un joli vin en bouche possédant un grain agréable et une belle pureté. Pour une fois qu'un sauvignon hors de la Loire me plait, c'est à noter.

Sémillon 2007 : sans grande matière, le millésime a évidemment amené beaucoup de difficulté sur ce cépage.

Muscadelle 2007 : nez sur l'agrume, belle fraicheur mais une légère réduction en fin de bouche.

Cabernet franc 2007 : tout ce que j'aime dans le cabernet franc : de la fraicheur, du fruit et ce côté lierre-violette si singulier. Le bois est présent mais sans violence. Très agréable.

Merlot 2007 et Cabernet sauvignon 2007 : pour les deux cépages, la fraicheur est bien là mais il faut avouer un certain manque de matière en milieu de bouche, comme dans tous les vins rouges 2007 que j'ai dégusté. Il va falloir faire attention aux élevages afin que le boisé se fonde le plus rapidement possible... Je pense que les 2006 et 2007 s'ouvriront bien avant les 2005...

Les Hauts de Fontette 2005 : dominante Merlot (65%), nez intense sur la mure, la griotte, un vin nerveux,, une finale tanniqueet torréfiée, à boire sur une grillade (que vous tentez sous la flotte de ce printemps tout pourri, ça sent le vécu).

Mirage 2003 : nez puissant sur la cendre et le fruit noir, l'épice, le poivre noir, bouche fraiche, très fraiche (on est en 2003 !!!), on croque de la cerise noire (on est proche de la confiote basque), ensemble agréable mais sans la longueur de 2005.

Mystère 2005 : ouvert trois jours auparavant, nez velouté sur le cuir et l'épicea, toujours ce fruit noir entre la mure et la cerise, bouche magnifique sans agréssivité ni asséchement. Bref une grande cuvée qui ne donne pas envie de boire trois litre d'eau...

Une belle rencontre en tout cas. Des vins rouges bien structurés mais jamais asséchant. Comme quoi, mes préjugés sur les militaires à la retraite, je peux me les mettre là où je pense...il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis...
Par Damien - Publié dans : Sud Ouest
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Samedi 7 juin 2008

Dégustation de la gamme des vins du Château Tirecul Lagravière (Monbazillac)

Marguerite 2007 (vdp périgord) : à dominante muscadelle, charnue, puissante avec un joli grain. J'aurais aimé une plus grande fraicheur.

Mademoiselle 2007 (vdp périgord) : 100% muscadelle, floral et muscaté, plus tendu que la cuvée précédente avec encore plus de gras et de matière. C'est très bien fait mais ce n'est pas ma tasse de thé. Il faut pour tout le monde.

Les Pins 2005 (Monbazillac) : Sémillon et muscadelle, pamplemousse confit en bouche, un bel équilibre avec une concentration bien maitrisée. Très joli vin.

Cht Tirecul Lagravière 2003 (Monbazillac) : après avoir dégusté ces cuvées en liquoreux, je comprend mieux la réputation de ce domaine. Une concentration impressionante sans tomber dans la caricature. Pas de lourdeur, mais un léger manque de fraicheur dû, à mon avis, au millésime.

Dégustation des vins du Château Joncal (Bergerac)

Alpha de Joncal 2004 (Bergerac sec) : 60% semillon, le reste en muscadelle et sauvignon gris à parts égales. Un nez floral très élégant, annonçant une belle matière. Bouche enjoleuse, avec un boisé tout en retenu. Là encore on ne tombe pas dans la caricature. C'est un bon vin, mais je trouve que de nombreux vignerons bergeracois partent dans le même style de vin dans leur cuvée haut de gamme en blanc. A boire.

Mirage de Joncal 2005 (Côtes de bergerac rouge) : nez complexe sur le fruit noir, bouche tendre et encore une fois très élégante. Je suis sincèrement surpris par le niveau de cette cuvée. La fraicheur est là, l'équilibre aussi. Un boisé habile et domestiqué. La fraicheur de cette cuvée permet de la boire aujourd'hui afin de profiter de toute sa puissance. Mais je suis curieux de le déguster dans deux ou trois ans.

Mystere de Joncal 2005 (Bergerac rouge) : un flacon ressemblant à l'ancienne bouteille de Talbot. Un habillage noir et orange fluo... Un nez sur le lierre et la violette, un ensemble assez classique mais il y a réellement quelque chose de plus dans cette cuvée que je n'ai pas su bien identifier. Il me tarde de rencontrer M. Tatard, propriétaire de Joncal afin de comprendre cette cuvée. A suivre.


Pour finir cette note : si tu es caviste ou sommelier confirmé, jeune, beau ; ) (ou belle, pas de ségrégation), tu habites au Pays Basque ou tu peux t'y installer, fou amoureux du vin et évidemment très motivé... contact nous rapidement sur ce mail : avda64@gmail.com . Merci. Plus d'info par la suite.

Par damien - Publié dans : Sud Ouest
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Jeudi 5 juin 2008
Entendu ce matin sur France Info : "mieux vaut rester digne chez soi qu'aller faire la plonge dans une pizzeria"...malheureusement je n'ai pas saisi le contexte dans lequel l'interviewé prononçait ces mots mais peu importe. Ce genre de déclaration me fait hurler. Où l'être humain perd sa dignité en travaillant ? J'ai moi-même débuté la restauration à la plonge et c'est là que tout à commencer pour moi. Si quelqu'un peut m'expliquer dans quel contexte ceci a été dit, je suis preneur.




Visite aux Domaine Coquelicot à Bergerac avant hier. Un joli rosé de merlot avec 3 gr de résiduel, deux cuvée en rouge, la plus intéressante (Bergerac Lila) s'est fait remarquer par la RVF ce moi-ci. Une belle fraicheur, un élevage soigné, mais j'espère que ce jeune vigneron aura un millésime 2008 lui permettant d'apporter un peu plus de matière à cette cuvée (c'est tout de même mal barré cette année). Cela fait du bien de retrouver de la fraicheur dans ces vins de Bergerac, du fruit, tout en gardant une certaine élégance. Un vigneron à suivre.

J'allais oublier : le vigneron m'a fait déguster un truc de dingue (je ne sais pas si je peux en parler mais c'est pas grave, ça me démange), un merlot récolté en novembre, pressé et vinifié en barrique, élevage oxydatif. Présenté comme ça, c'est surprenant. Couleur cuivre orangé, et quel nez !!! De l'orange amer que l'on retrouve en bouche, une longueur époustouflante, j'espère que ce vin finira bien son élevage parce que je n'ai jamais bu un truc pareil. On va travailler avec le patissier sur un dessert autour de l'orange afin de vendre cette curiosité une fois qu'elle sera commercialisée.



Dégustation diverses et variées :

Domaine Alphonse Mellot Edmond 2005 : je ne me lasse pas de cette cuvée...quel grain et quel longueur ! Bu sur une bouillabaisse de homard et de langoustine...passons...

La Chablisienne Côte de Lechet 1er cru 2005 : j'ai souvent lu des choses négatives sur cette cave coopérative mais il faut tout de même reconnaitre le rapport qualité prix de ces vins. Ce Lechet est élégant, crayeux, fin et l'acidité est tout en retenu. J'aime. Egalement ouvert il y a quelques jours le Grand cru Bougros 2005 qui ne se livre pas encore. Sur le fruit acidulé, orange-citron, tout est encore bien confus dans ce vin. Jen'y touche plus jusqu'à l'année prochaine.

Cht Clerc Millon Pauillac 2004 : après deux heures de carafe, un nez sur le gibier avec tout de même un fruit bien présent. Mais c'est un peu cher quand même. A boire dans deux ans.

Cht St Pierre St Julien 2001 : arômes tertiaires bien présent mais manque de volume en bouche. Pas désagréable, mais j'en attend toujours plus de cette propriété.

Maydie 2006 : vin de liqueur d'Aydie, cerise, amande, servi sur un mille feuille chocolat-speculos-cerise et crème vanillée. Un régal.

Domaine Reverdy Sancerre rouge 2006 : toujours (trop) jeune mais servi à 14-15°, une gourmandise. Attendre au moins une année supplémentaire.

Cht Le Payral La petite fugue Bergerac sec 2005 : assemblage incluant du sauvignon gris, assez rare en bergeracois, servi sur une crème brulée au foie gras et émulsion aux cèpes...cela devient un classique...délicieux.

Je me suis amusé à faire une dégustation comparative entre Cht La Colline et Cht Jonc Blanc ( les deux en Bergerac, l'un sur Thénac, proche de Saussignac, le second sur Vélines, entre St Foy et Castillon), mes deux coup de coeur du moment. L'élevage de ces deux vins est certes totalement différent, mais quel plaisir ! Ces deux vins sont aujourd'hui, à mon humble avis, les meilleurs rapport qualité/prix du bergeracois.

ça fait du bien de reprendre le rythme... à bientôt !

Message perso à Antoine : je sais que tu travailles beaucoup et que tes vacances au Portugal entre mecs t'ont énormément fatigué, mais soit tu ne te souviens pas du mot de passe pour accéder au blog, soit tu es véritablement un .... non je le dirais pas. Allez, fais un effort, post nous de temps en temps tes dégusts...
Par Damien - Publié dans : Etats d'âmes
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