Eté 2008...

Publié le par damien

La saison estivale a été aussi intense au pays basque que dans le Périgord, étant donné le nombre incalculable de post sur ce blog...nous sommes impardonables.

Le mois de juillet a commencé par la découverte de blanc sec bergeracois, dont j'avais franchement besoin pour ma carte des vins. Tout d'abord les classiques : Cuvée des Conti 2007, trop  jeune, le 2006 commençaità peine, en début d'année, à s'ouvrir ; Moulin des Dames 2005, ce n'est pas ma tasse de thé, mais je reviendrais sur ce sujet un peu plus bas; Grand vin et Le vin des Verdots 2004 et 2006, là aussi, du classqiue, mais Le Vin 2004 est étonnant avec ce léger aspect oxydatif variant selon les flacons et cette bouche mieleuse.

Les découvertes : Cht Le Payral Cuvée La petite fugue 2005, un des meilleurs rapport qualité prix du bergeracois, Le Clos des Terrasses 2006, mon coup de coeur de l'année, de la fraicheur, un fruité tout en élégance, un vin net vinifié par Nicolas Lamathe (souvenez vous de ce nom, vous le reverrez souvent...), Tirecul Lagravière, la réputation des liquoreux n'est plus à faire, mais les secs sont surprenant, avec cette acidité pincée, le 2002 n'a pas perdu un iota de fraicheur.

Les indémodables : La cuvée Mirabelle de La Jaubertie, L'Adagio des Eyssard et la Blanche de Bosredon de Bélingard...

Je reviens sur les denières dégustations de blancs : les millésimes 2004 et 2006 m'ont vraiment plu au contraire des 2005, souvent trop mur, voir sur-extrait. Certains ont des finales désagréables, autour des arômes de la rafle, et des degrés d'alcool empéchant des équilibres nécessaires à l'obtention de blanc digeste et frais. Je rappelle à nos amis vignerons bergeracois que nous ne sommes ni à Meursault ou en Puligny Montrachet... le boisé de certaines cuvées est abbérant et je ne parle même pas des degrés... bref tournons nous vers des millésimes ayant connus des étés pas trop caniculaires, on gagnera en plaisir.

A part ça, un Palmer et Malescot St Ex 1996 m'ont enchanté, après 90 minutes de carafe (tout de même). Les deux Margaux, d'attaque toute élégante et fine, dévellopent des finales incroyables de puissance et de richesse. Je prends toujours autant de plaisir à faire découvrir Les Grézeaux en Chinon 2004 de Bernard Baudry, un cabernet d'un équilibre remarquable, un vrai bonheur. François Villard a pris d'asault ma carte des vins : St Joseph rouge Mairlant 2005 dont les épices explosent après deux ou tois heures de carafe, Côte rotie Le Galet Blanc 2005, St Joseph blanc 2006 et un condrieu Les Terrasses du palat 2006 qui ne joue pas dans la musculature, d'une finesse remarquable avec ce noyau de pèche qui reste en bouche pour notre plaisir.

Promis, dans peu de temps, petit topo sur les rouges de Bergerac dans quelques jours...

Publié dans Sud Ouest

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