WineTour 2009 - Le Roussillon

Publié le par Damien

Sachant que je ne pouvais me rendre au salon des Vins de la Loire cette année, je me suis vengé en m'enfuyant dans la seule région où il fait beau en Janvier... le Roussillon.
Je n'y avais jamais mis les pieds, tout juste traversé il y a quelques années pour aller dans le Pénédes. Il a fallu faire des choix avant de partir et voici donc, en quelques épisodes nos  pérégrinations...

Bienvenue à MAullywood

Première étape à Maury et visite de Mas Amiel.
C'est la superstructure, tout y est grand, voir démesuré. Plus de 150 hectares, de nombreux  vins à découvrir. Les plus grands et les plus forts commercialement ne sont pas forcément les plus appréciés dans le monde du vin et le reste de notre voyage nous l'a bien confirmé. Mais il faut avouer que l'outil de production est impressionnant. Son histoire aussi. Ces deux lettres, ornant chaque bouteille, qui sont la marque, l'emblème, bref le signe de reconnaissance, ne sont pas issues de la tête d'un marketeur comtemporain mais de Charles Dupuy, il y a plus de 40 ans. Et ce genre de détail, j'appelle ça être visionnaire. On nous l'a avoué, de nombreux visiteurs ne viennent pas déguster du Maury mais du Mas Amiel... un peu comme chez Tariquet, beaucoup connaisse la marque mais combien connaisse l'appellation ?


On trouve des bulles, des vins tranquilles et des mutés.Sincèrement, je ne m'étendrais pas sur la gamme des vins tranquilles, je n'étais pas venu pour ça. Je retiens tout de même la cuvée Notre Terre 2006, 50% Grenache le reste en Syrah et Carignan, vinif en cuve béton tronconite et petit passage en fût lors de l'élevage. Un nez sur la cerise kirshée, légèrement réglissé, un ensemble riche avec une belle fraicheur, l'équilibre est juste avec un élevage peu marqué. Une fianle cendrée. Et la cuvée Carérades 2006, issu de grenache syrah et carignan, un tiers chacun, 18 mois d'élevage, un nez puissant et marqué par son élevage, attaque net et un volume encore serré, griotté plaisant, une légère réduction à l'ouverture du flacon.


Certaines cuvées de vins mutés sont à retenir. Tout d'abord le Maury blanc, vintage 2007, 100% grenache gris, équilibre parfait, et quelle fraicheur ! Sur la pèche blanche, le noyau de cerise... à servir sur un dessert acidulé ou marqué par l'agrume. Sur les trois cuvées de mutés sur grain rouge, Vintage 2007, vintage Reserve 2005 et Vintage 2005 charles Dupuy, je retiendrais la 2ème. 12 mois d'élevage, un maury marqué par la cerise confite, un boisé élégant et une finale plaisante. Le 15 ans d'âge m'a charmé, avec son nez classique de rancio et de noix fraiche, on trouve en bouche le tabac frais, un cerisé très kirshé. Agréable. Dégustation enfin des trois millésimé mis en bouteille en 2007, le 1990, 1980 et 1969. Le premier sur la noix verte, le second plus profond et complexe, possédant une palette de fruit impressionnante.


Les cuves bétons tronconites.



Les cuves inox en tronconite inversé, destinées aux mutés sur grain (un chapeau plus vaste pour une meilleur macération...)


Et les fameuses Marie-Jeanne...vides...

La suite du voyage dans les prochains posts...

J'allais oublier : dégusté ce midi ma dernière bouteille de Carminé 2003 du Chateau La Colline. Un bergerac rouge magnifique, avec un élevage parfaitement maitrisé. Le millésime solaire n'apparait quasiment pas, l'ensemble est encore frais, tendre et soyeux. En espérant que le vigneron, Charles Martin (comme son nom ne l'indique pas, il est gallois), répetera cette qualité de vin sur ce type de cuvée.

Publié dans Languedoc Roussillon

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Damien 19/12/2009 22:25


Merci pour l'info.


Marc Barriot 14/12/2009 15:02


pour découvrir le Fenouillèdes... venir en avril : les vignerons organisent chaque année un salon professionnel
prochain RV le lundi 19 avril 2010 de 9h à 19h à Tautavel (Palais des Congrès)