Du bon, du beau, du beaujolais...

Publié le par Damien

Pendant que les jus s'écoulent tranquillement dans les chais, on déguste et redéguste avec attention différentes petites choses que l'on avait trop rapidement jugées pendant l'été ou mis de côté... L'automne est pour moi une sorte de mi-temps entre la fin de la saison estivale et le début des repas de fin d'année...

On redécouvre avec intérêt la cuvée Le Clos du Clos des Terrasses, Côtes de bergerac rouge 2005. L'ensemble commence à s'arrondir, le fruit est toujours explosif mais la structure commence à se dessiner. C'est mon coup de coeur du moment, sur le cochon fermier de notre nouveau chef... du vent nouveau souffle dans les cuisines...
Petit tour de dégustation à Monbazillac, beaucoup de domaines dégustés, des vins très hétérogènes. Certains jouent la carte de la concentration à outrance, d'autres sont de simples moelleux... je retiendrais la cuvée Les Brumes 2006 du domaine Les Hauts de Caillevel, une belle liqueur moyennement intense, un fruit plaisant, classique mais efficace. Rapport qualité prix irréprochable. Mais le reste des dégustations sont franchement décevantes. Je me rabats finalement sur un Saussignac 2005 du Château Les Miaudoux. Le vin liquoreux le plus équilibré que j'ai pu dégusté dans mes recherches. Même si une étrange sensation d'éther ou d'éthanal me trouble au nez...

Redécouverte également de la cuvée Don Quichotte 2005 du Domaine Le Roc en Fronton que j'avais laissé tranquille depuis l'hiver dernier. Toujours aussi généreux, ce vin mérite encore au minimum deux ans de cave... mais quel vin ! Vif, d'une intensité remarquable, des notes cuirées et surtout épicées mais sans exubérances. Et surtout ce nez stupéfiant : un poivre, comme vous n'en avez jamais senti. On aimerait avoir 12 unités en cave pour en boire une par an pendant douze ans...

Pas de bonne surprise, par contre, sur le millésime 2006 en rouge. Les blancs de ce millésime restent pour moi une référence d'équilibre et de fraicheur. Mais les rouges sont à oublier (en bergeracois, entendons nous bien). Les 2007 commencent à pointer le bout de leur nez sur la carte... avec les Rhônes, bien sur, j'y reviendrais dans un futur post, mais aussi les jeunes bourgognes, qui se montrent fermes mais déjà délicieux.

En ce jour de Beaujolais nouveau, une petite pensée pour nos acolytes biarrots et bayonnais qui savent, eux au moins, fêter le vin comme il se doit... à quand une St Vincent en bergeracois ? Si au moins deux personnes du vignobles bergeracois se joignent à moi, je veux bien aller au charbon pour organiser ça... faites moi signe !

Publié dans Etats d'âmes

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